Très tôt dans l'histoire l'homme a manifesté le désir de modifier l'état initial des choses qui l'entourent. Cette activité est venue à être qualifiée de travail. En effet, puisque la nature laissée à elle-même tend vers l'entropie, elle a impérativement et perpétuellement besoin que son état initial soit transformé par l'homme. En partant de cette hypothèse, il est clair que le chômage est contre nature. Or, il s'avère qu'une minorité d'hommes se sont emparé des moyens de productions et ont commencé à dicter leur loi depuis l'avènement du capitalisme (et peut être même bien avant). C'est justement cet état de choses qui a fait qu'il faut maintenant avoir leur autorisation pour transformer la nature (à moins d'avoir ses propres terres et pratiquer l'activité vertueuse promue par les physiocrates). Ainsi, on peut sans l'ombre d'un doute affirmer que le chômage est une invention de l'homme... Si chaque être humain avait à sa disposition des moyens de production adaptés à ses besoins, il n'y aurait aucun avare dans ce système qui chercherait à licencier des pères de famille pour préserver la rémunération de son capital.
Je me suis donc interrogé ces derniers temps s'il n'était pas possible de bâtir ce qu'on pourrait appeler "la loi de l'intrinsécité du travail à la nature"(j'entends par là "travail rémunéré" bien sûr). Le néologisme "intrinsécité" peut paraître étrange car le Littré ne l'accepte pas encore. Comme vous vous l'êtes aperçu, j'ai dérivé ce mot de l'adjectif "intrinsèque" (du latin intrinsecus) qui évoque le fait naturel qu'une chose soit à l'intérieur d'une autre ou liée à une autre. L'intrinsécité du travail est donc une notion relative qui voudrait que le travail soit intimement lié à quelque chose. On pourrait donc en termes simples le dire comme suit: "Le travail est intrinsèque à la bonne marche de la nature". Sans travail, le monde serait comme la surface de la lune ou de Mars...
Pour qu'on puisse obtenir un produit fini, il faut combiner le travail à l'état initial de la chose qui tient d'objet de travail.
On pourrait donc modéliser cela comme suit: soit X l'état initial de la chose à transformer et Y le genre de travail qu'il faut pour aboutir à un état final, et; Z cet état final (ou produit fini), on peut former la relation suivante: X+Y=Z. Or le travail à effectuer et l'objet du travail sont des concepts "égalitaires". Autrement dit, on ne peut comparer le travail à l'objet du travail en terme de priorité. Pour avoir l'état final, il n'y a pas de primauté de X sur Y. Les deux sont importants au même degré pour avoir Z. On peut donc poser: X=Y ce qui implique:
X+Y=2Y=Z
Donc, l'état final obtenu après le travail est un concept "paritaire". Autrement dit, Z est un en réalité un nombre paire. Or pour que ce soit le cas, il faut forcément que les conditions suivantes soient réunies:
- X et Y sont pairs; ou
- X et Y sont impairs (puisque la somme de deux nombres impairs donne toujours un nombre pair).
Admettons maintenant que X et Y soient impairs et attribuons leur des valeurs successives. On aura:
- Pour X=Y=1; Z=2;
Pour la suite:
3+3=6
5+5=10
7+7=14
9+9=18
11+11=22
13+13=26
...........
1 333 333+1333 333=2 666 666
1 333 335+1 333 335=2 666 670
............
On a donc une suite de terme général : Zn-Zn-1=4; donc: Zn=Zn-1+4. La succession du travail serait donc en réalité une suite arithmétique de raison 4. Sauf que le mystère demeure sur le chiffre 4...
En définitive, il y'a chômage lorsque X et Y ne se rencontrent pas (alors que leur rencontre serait tout à fait naturelle). Toutefois, une question demeure: Comment donc introduire la variable chômage pour avoir une théorie plus élaborée?
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